UN BÂTIMENT EN PLEINE PROPRIÉTÉ

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Au cours du XVIIIème siècle, avec l'émergence d'un sentiment communal, les autorités souhaitent avoir un lieu propre illustrant le pouvoir municipal. Cette volonté est renforcée par l'édit de 1765 redéfinissant la fonction de Maire dans les communes franches du domaine royal.

 

Le 18 mars 1777, la commune a donc acheté un bâtiment à Henry Michel DEUIL et à son épouse Marie Joseph ROGER. On apprend qu'il se situait "sur la place publique où s'assemblent les troupes" (document du 6 juillet 1780). M. GARNESSON complète cette localisation en indiquant que cette maison particulière se trouvait "sur la place du Marché au blé""en face de la porte de Paris". Il s'agit de l'actuelle place Auban-Moët, rebaptisée sous la Révolution place Jean-Jacques Rousseau. Dans sa notice historique de 1836, M. POTERLET nous indique qu'il s'agissait de l'ancienne auberge de l'Hermitage qui appartenait à la famille ALLAN dont M. DEUIL a dû hériter.

 

Il s'agit cependant d'un bâtiment très délabré dans lequel il est impossible de transférer les activités municipales. Il menace à plusieurs reprises de s'écrouler obligeant la commune à faire des réparations et à projeter une reconstruction coûteuse en 1788. Le devis témoigne de la volonté de créer un lieu de caractère avec "trois balcon en pierre", une "sculture audessus de la porte dentré et le frontont", un "petit clocher" et "cinq cheminé".

 

Le déclenchement de la Révolution met à mal ce projet qui sera abandonné en fin d'année 1792. La commune a décidé de vendre la maison commune en 1794 mais la cession est difficile. Elle sera démolie en 1803 et le terrain vendu en 1807 seulement.

 

 

Extrait du plan d'Epernay (1791) (Archives municipales d'Epernay, non coté)