UN COUVENT POUR MAISON COMMUNE

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Après la chute de Maximilien ROBESPIERRE en juillet 1794, la République a repris un cours normal. En 1796, les Catholiques ont été de nouveau autorisés à pratiquer leur culte. Napoléon BONAPARTE a signé en 1801 un concordat avec le pape Pie VII. Cet accord permettait de pacifier les relations entre la République française et l'Eglise.

 

La loi du 18 germinal An XI (8 avril 1803) obligeait alors les communes à loger le curé. Cette loi posait un réel problème à la Ville puisque la maison commune occupait alors le lieu de résidence du prêtre. Plusieurs années de recherche et de négociations débutèrent. La ville d'Epernay ne chercha cependant pas à relancer un projet de construction afin de faire de la maison commune un lieu symbolique du pouvoir local. Elle restait dans l'héritage politique de la période précédente.

 

Les élus décidèrent donc en 1827 de rendre au curé le presbytère et de déplacer la maison commune dans l'ancien couvent Saint-Martin qui se verra doter d'annexes en 1866 (école, commissariat et magasins). Le sous-préfet trouva à se loger en face. L'autorité publique était donc alors géographiquement mitoyenne de l'autorité religieuse (même si l'église était alors en très mauvais état).

 

 

Extrait du plan d'Epernay (1791) (Archives municipales d'Epernay, non coté